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Jehanne Henin Traductrice littéraire

Les adeptes du livre-échange

, 15 avril 2016

Comme vous le savez peut-être, cela fait bientôt deux ans que j’ai pris mes quartiers dans l’espace de coworking de ma belle ville de Namur (Belgique). Jamais à court d’idées lorsqu’il s’agit de détourner mes copains coworkers du droit chemin de leur ordinateur, j’ai pris l’initiative, au début de cette année, d’y installer une boîte à livres.

Une boîte à livres ? Quésaco ?

Une boîte à livres (ou boîte à lire) est une microbibliothèque, généralement fabriquée à partir de matériaux de récup’ et souvent joliment décorée. Habituellement placées dans des espaces publics extérieurs (la rue, un parc) ou intérieurs (une gare, une médiathèque, la salle d’attente d’une maison communale), on peut aussi en trouver dans certaines propriétés privées recevant du public (commerces, établissements horeca, cabinets de professions libérales, etc.). Dans tous les cas, elles sont accessibles à tous les passants, librement et gratuitement. L’objectif est d’offrir une seconde vie aux livres, d’inciter à la lecture et d’encourager le partage.

Comment ça fonctionne ?

Plusieurs options s’offrent à vous :

  • Vous pouvez échanger un livre de la boîte contre un à vous que vous ne souhaitez pas garder parce que vous l’avez déjà trop lu ou parce que vous n’avez plus de place dans votre bibliothèque.
  • Vous pouvez emporter un livre chez vous et le ramener quand vous avez terminé.
  • En fonction de l’endroit, vous pouvez aussi décider de rester un peu pour lire sur place, pendant une pause ou entre deux rendez-vous. Au Coworking, par exemple, les canapés sont confortables et des marques-pages sont mis à disposition.

Il s’agit d’un concept à la mode depuis quelques années, qui se développe dans pas mal de villes. Rien que dans les alentours de Namur, je sais qu’il en existe à Malonne, à Jambes, à l’Hôtel de Ville de Namur et depuis peu, donc, au Coworking Namur.

Notre boîte à livres

N’étant pas très bricoleuse, mais n’ayant pas non plus envie d’investir de l’argent sans être certaine de l’intérêt que cette initiative allait susciter, je me suis contentée de découper une boîte en carton et d’y écrire au feutre noir « Boîte à livres : Take one, leave one ». J’ai placé la boîte sur une table, y ai rangé quelques vieux bouquins retrouvés dans une caisse à la maison, et j’ai attendu de voir ce qui se passait.

Ma crainte était que les livres présents dans la boîte ne disparaissent sans être remplacés ou ne soient remplacés par des ouvrages sans intérêt. Mais c’est plutôt le contraire qui se passe. Les gens qui ont pris des romans dans la boîte non seulement les ont ramenés, mais en plus en ont apporté de nouveaux. Les livres qui ont été ajoutés sont récents, en bon état et franchement intéressants (certains ont même remporté des prix). Ils viennent vraiment enrichir la collection.

Les titres commencent seulement à tourner et je pense que certaines personnes qui fréquentent régulièrement les lieux ne savent même pas que cette boîte existe, mais le bilan me semble globalement positif pour l’instant. Il faut dire que je n’avais rien fait pour la rendre particulièrement attrayante.

 

Première tentative de boîte à livres au Coworking Namur
La preuve en image

Et c’est là que j’en appelle à votre créativité ! Avez-vous des idées ou des suggestions pour fabriquer une jolie boîte quand on n’est pas bricoleuse pour un sou ? Le carton, c’est sympa un moment, mais il va falloir évoluer.

Jehanne, peu inspirée

PS : Vous connaissez une chouette boîte à livres dans votre région ? Dites-nous où elle se trouve !

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